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Notre histoire...

Terres de chez-nous par Louise Marion, artiste-peintre

Les origines du village remontent au milieu du XIXe siècle avec l’arrivée des premiers habitants.


La colonisation de la paroisse débuta vers les années 1850 avec l’arrivée des colons dont la plupart venaient directement d’Irlande. Les premières terres défrichées étaient situées au nord-est de la paroisse, le long d’un rang qu’on surnomme Ennishone en souvenir d’un villag​e d’Irlande qu’ils venaient de quitter. Plusieurs de ces familles Irlandaises ont laissé des descendants : Burgess, O’Reagan, McLaughlin, Mulherin, McCluskey, Lynch, Walker (On retrouve beaucoup de ces noms dans la région de Grand-Sault). Vers 1860, le nom a changé à Drummond et couvrait plus qu’un rang suite au défrichement des terres et à l’agrandissement du territoire.


L’appellation Drummond tirerait ses origines du nom d’un Major, le Major Gordon Drummond (1771-1854). Le Major Drummond naquit à Québec, où son père était officier de l’Armée Britannique. Il entra lui-même dans l’armée, en 1789, et servit au Canada de 1808 à 1811, alors qu’il était promu au rang de Lieutenant-Général. Il revint au Canada en 1813 en qualité d’administrateur du Haut-Canada et de Commandant des Forces Armée durant la guerre de 1812 avec les Etats-Unis. Drummond fut blessé lors de la bataille de Lundy’s Lane. Il fut créé chevalier commandeur de l’Ordre du Bain (KCB) en 1815 et succéda, la même année, à Sir George Prevost en qualité de Commandant en Chef et d’administrateur du Bas-Canada. Il retourna en Angleterre en 1816. Les Drummond sont l’une des plus anciennes familles descendantes, Anabella Drummond, épousa Robert III, roi d’Écosse, chef de la maison de Stuart. Elle fut couronnée Reine d’Écosse en 1390. L’hommage qu’on a voulu rendre à ce Colonel expliquerait donc l’origine du nom de Drummond comme localité.


Les Français sont arrivés à Drummond à partir de 1870 dans le cadre du vaste mouvement de colonisation du Madawaska par les populations des comtés de Kamouraska et de Témiscouata au Québec. Parmi les Français se retrouvaient des : Michaud, Côté, Violette, Lagacé, Leclerc, Thériault, Grenier, Rioux. Quelques luttes surgirent entre les deux groupes : Français, Irlandais. Aujourd’hui, la paroisse est principalement française.


En 1890, on dénombre une centaine de familles catholiques établies dans la paroisse civile de Drummond. Ce bassin de population était jugé suffisant pour que les autorités ecclésiastiques érigent et fondent une nouvelle paroisse sous le vocable Saint-Michel-de-Drummond le 29 septembre 1890 la dissociant ainsi de celle de Grand-Sault. La paroisse avoisinante, New Denmark, bien que divisée en paroisse civile en 1872, a continué de faire partie de la paroisse religieuse de Drummond jusqu’en 1936.


En 1911 fût construit le pont du chemin de fer Canadien National. Le pont se dresse au dessus de la rivière aux saumons et est d’une hauteur de 212 pieds, il est d’une spendleur.


Au même moment où le Canada commémorait le centenaire de la Confédération, le village de Drummond fut incorporé le 19 juillet 1967. Aujourd’hui, nous comptons 775 habitants dans le village et au-delà de 2250 habitants dans la région non incorporée.



Les armoiries du village...

Blasonnement

De sinople au vol d’argent chargé en abîme d’un écusson d’or à trois fasces ondées de gueules, à la plante de trois fleurs de terre d’argent, tigée et feuillée au naturel, brochant.
Devise : Vivat, Floreat, Crescat.

Explication des symboles
La couleur principale de l’écu est le vert, appelé sinople en héraldique. Cette couleur est traditionnellement associée à l’agriculture, qui est la principale base économique de Drummond.

Le vol est un symbole héraldique utilisé fréquemment pour représenter les anges, car la meilleure héraldique préfère toujours un symbole stylisé à une représentation trop naturaliste. Ainsi, l’introduction de ce symbole dans les armoiries de Drummond représente l’archange Saint Michel, patron de la paroisse religieuse, fondée en 1890. Drummond devrait son nom à Sir Gordon Drummond (1771-1854) dont le nom aurait été donné à la paroisse civile érigée en 1872.

L’industrie principale de Drummond est celle de la pomme de terre. Cette industrie est représentée dans les armoiries de la municipalité par une plante de pomme de terre (tuberum solanum). Celle-ci occupe la place d’honneur dans les armoiries.

La devise «Vivat, Floreat, Crescat» découle naturellement de cette plante. Elle se traduit par : Qu’elle vive, fleurisse et croisse. Ainsi cette devise illustre non seulement le symbole de l’industrie de la pomme de terre mais elle s’applique également à toute la municipalité et à ses citoyens et citoyennes.
Les armoiries de Drummond résument dans un écu simple les origines religieuses et civiles de la municipalité et elles illustrent, à la place d’honneur, sa principale industrie.

Robert Pichette, FRSA